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Qu’est-ce qu’un génie des affaires ?

Rupert Murdoch tient certainement une partie de la réponse : ce qui fait un génie des affaires, pour ce magnat de la presse, c’est une « capacité à être en permanence à l’affût ». En réalité, plus on y réfléchit, plus on se rend compte qu’il relève de l’exploit de définir ce qui fait qu’un homme (ou une femme) changera la donne de son environnement économique.

La plupart du temps, on peut assez précisément décrire l’action de ces génies en une phrase – ainsi Ingvar Kamprad a-t-il démocratisé le mobilier design, Warren Buffett investi dans ce qu’il comprenait et ce en quoi il croyait, Anita Roddick utilisé le business à des fins sociales, Howard Schultz fait de l’espresso un style de vie… Mais cela ne suffit pas. Peut-être alors ces hommes et femmes de génie ont-ils fait des choses extraordinairement originales ou dont l’évidence n’est apparue qu’avec le recul, ou encore ont-ils trouvé de nouvelles façons de faire des choses qui existaient déjà. Google, par exemple, n’était pas le premier moteur de recherche mais il représentait une amélioration considérable par rapport à ses prédécesseurs. Il n’est parfois même nullement question d’originalité : Ray Kroc n’a pas inventé le concept de McDonald’s, ni même celui de la chaîne de restaurant.

Et comme en témoigne la comparaison fréquente avec William Randolph Hearst, Rupert Murdoch est loin d’être le premier magnat à réaliser les possibilités et le pouvoir que donnent les médias à leurs propriétaires. À défaut de recette magique, tout au plus peut-on donc lister une série de spécificités susceptibles de faire d’un businessman talentueux un génie qui impactera des pans entiers de l’économie, voire même du monde. Dans un livre cinglant mais drôle paru en 1998, P.J. O’Rourke écrivait : « Voilà les jeunes blancs-becs du management de l’Amérique. Chacun d’eux porte sous le bras un exemplaire de la biographie de Ia cocca[1]… Là réside le secret.

Les blancs-becs le savent. S’ils lisent bien attentivement, ils trouveront la clé. » Si O’Rourke ne cache pas son mépris pour Ia cocca, qu’il qualifie d’« escroc prétentieux, exagérément démonstratif et de grandegueule », il a tout de même raison sur un point, qui paraît tellement évident qu’on l’oublie la plupart du temps : dans la majorité des cas, le secret… c’est qu’il n’y a pas de secret. Ou plutôt, c’est un secret tellement évident qu’il n’en est plus un !

25 génies des affaires
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